Pietro Antonio Novelli

Il est né à Venise le 7 septembre 1729 et mort le 14 janvier 1804. Pietro Antonio Novelli était peintre, poète et graveur italien. Sa mère s’appelait Caterina Pedrini et son père François appartenait à la noblesse de Treviso Après la mort de son père, c’est Pietro Antonio Toni, son précepteur, qui s’occupe de son instruction en l’introduisant à la peinture, à la littérature et à l’étude du clavecin.

Il s’est inspiré de grands maîtres de la Vénétie comme Giovanni Antonio Pellegrini, Giovanni Battista Piazzetta e Gaspare Diziani. En 1773 il séjourne à Bologne et à Rome en 1779 où il entre en contact avec le néoclassicisme qui contribue à rendre son style plus complet mais peut-être un peu moins vif. Ses nombreux fresques et ses retables sont caractérisés par des éléments qui appartiennent au Rococo vénitien. Cela est probablement dû à l’influence de Jacopo Amigoni. Il réalise aussi la toile représentant les Saints Pierre et Paul et la Sainte-Trinité pour l’église Diacre de Levada de Piombino Dese. De plus, il illustre les comédies de Goldoni publiées par Zatta.

Enfin, il aborde aussi la poésie encomiastique et dialectale, tandis que les Mémoires autobiographiques et les Lettres picturales sont en prose.

Le mythe de Persée et AndromèdeTous les malheurs d’Andromède commencèrent le jour où sa mère dit d’être plus belle que les Néréïdes, des nymphes marines très séduisantes. Celles-ci, offensées, décidèrent de la punir : la vanité de Cassiopée avait dépassé les limites ! Elles demandèrent donc à Poséidon, le dieu des mers, de lui donner une leçon : Poséidon créa un monstre marin terrible (certains parlent aussi d’inondation !) qui ravagea les côtes du territoire du roi Céphée. Choqué par les nombreuses dévastions, les citoyens attendaient une réaction de sa part. Céphée, harcelé, s’adressa à l’oracle d’Amon pour trouver une solution. Celui-ci lui révéla qu’il fallait sacrifier sa fille vierge Andromède pour arrêter le fléau. La chaste Andromède fut ainsi attachée nue sur un rocher pour expier les fautes de sa mère qui, pleine de chagrin, regardait au-delà de la rive. Selon la légende cet événement eut lieu sur les côtes de la mer Méditerranée, à Joppa (Jaffa), qui correspond à la ville actuelle de Tel Aviv.

Tandis qu’Andromède était enchaînée sur le rocher, battue par les vague, pâle, prise de peur et en proie aux larmes pour la mort imminente, le héros Persée qui venait de décapiter Méduse, passait par là. En voyant la belle et fragile Andromède, désespérée, il tomba immédiatement amoureux d’elle.

Persée lui demanda son nom et pourquoi elle était enchaînée. D’abord, Andromède, extrêmement timide, très différente de sa mère vaniteuse, ne lui répondit non plus. Même si une mort atroce l’attendait dans la gueule du monstre, si elle n’avait pas eu ses mains enchaînées à ce rocher-là, elle aurait préféré cacher son visage dans ses mains, à cause de sa modestie. Persée continua à l’interroger. Enfin, de peur qu’il puisse la considérer coupable, à cause de son silence, elle lui raconta son histoire qui fut interrompue tout à coup. Elle lança des cris de terreur à la vue du monstre qui avançait vers elle à travers les vagues. Avant de se lancer contre le monstre, il partit chez Céphée et Cassiopée pour leur demander la main d’Andromède. Il tua le monstre marin avec son épée en libérant la jeune fille finalement heureuse. Les jeunes gens s’épousèrent.

Exposition permanente